Je viens de toucher de mon employeur un PC tout neuf. Ce n’est pas une bête de course mais pour un environnement professionnel c’est très largement suffisant.
J’avais envie de migrer depuis un petit bout de temps mon PC professionnel de Win XP vers Linux et l’occasion était trop belle d’autant plus que je dispose encore pendant quelques semaines de mon ancien PC (donc pas de stress pour migrer trop rapidement).
Mon environnement est le suivant ;
- un émulateur de terminal 3270 pour se connecter sur des mainframes IBM (sous Z/OS);
- la messagerie, agenda etc… sous Lotus Notes;
- le tableur MS Excel pour faire tourner d’anciennes macros assez conséquentes (en attendant leur réécriture sous open office) ainsi qu’Open Office pour le reste des utilisations bureatiques;
- beaucoup d’applications en ligne accéssibles par un browser web.
J’opte donc pour l’Ubuntu 8.04 (cela me permettra d’avoir l’environnement KDE à la maison et Gnome au travail) et me voilà parti pour l’installation.
Voici quelques étapes qui m’ont permis d’aboutir à un environnement fonctionnel:
Lotus Notes 5 et Wine
La version de Lotus Notes dont je dispose est la R5.0.5. C’est donc une (très) ancienne version qui n’existe pas sous Linux.
Reste la solution Wine. En parcourrant le web, cela me semble bien mal parti : Lotus Notes ne fonctionnerait pas correctement avec Wine.
D’autre part, pour des raisons diverses, je n’ai pas personnellement accès à l’installeur de Lotus Notes. Sur mon ancien Win XP, Lotus Notes est installé à la racine de C:\
Je tente tout de même l’essai en effectuant un copier coller du répertoire de Lotus Notes situé sur le disque C:\ de Windows vers le repertoire .wine/drive_c de mon répertoire personnel sous Ubuntu. Et là, en dépit de tout ce que j’ai pu lire, malgrè le fait que j’ai réalisé cela d’une manière pour le moins brutale, Lotus Notes fonctionne sans aucun problème.

x3270 : l’émulateur de terminal 3270
La connexion aux Mainframes IBM se déroule sans problème avec x3270. C’est un logiciel léger qui remplit parfaitement son rôle (connexion, navigation, téléchargement, upload…). Il est même plus agréable que ses équivalents que j’ai utilisé sous windows (affinity et extra) car je dispose de bien plus de lignes d’affichage.

La virtualisation de windows inévitable.
Eh oui, je pensais pouvoir m’en passer mais un élément indépendant de ma volonté m’oblige à devoir virtualiser Windows. En effet, quelques applications en ligne accéssibles par un browser web ont été écrites avec l’implémentation de VML. Or ce rontudju de langage n’est exécutable qu’avec Internet Explorer. J’ai bien installé IE6 (avec IEs4Linux) sous Linux mais le résultat n’est pas franchement satisfaisant pour l’affichage des graphiques générés avec VML. seul IE dans un Windows Virtualisé a un rendu satisfaisant. J’ai donc installé VirtualBox afin de virtualiser un Windows XP.
Enfin, je profite de cette virtualisation pour faire fonctionner les quelques macros Excel sous Windows jusqu’à leur prochaine (?) réécriture.

Conclusion
Finalement, la migration de mon poste professionnel de Win XP vers ubuntu s’est déroulée d’une manière plus aisée que je ne l’espérais et je me trouve en présence d’un système, certes pas aussi libre que je l’aurai voulu mais totalement fonctionnel.
PS:
Avant d’opter pour l’installation d’Ubuntu, j’avais essayé cette migration avec Kubuntu. Cela s’était déroulé de la même manière sauf pour le paramètrage du proxy (serveur mandataire). En effet, Adept ne prends pas en compte le proxy déclaré dans les paramètres réseaux de KDE.
Comme c’est le cas dans beaucoup d’entreprises, j’accède à internet derrière un Proxy.
Après l’installation, je tente de mettre à niveau le système mais adept n’accède pas aux dépôts bien que le proxy ait été déclaré dans le réglage réseau de KDE.
La solution consiste à créer un fichier apt.conf dans le répertoire /etc/apt/ contenant la commande suivante :
Acquire::http::Proxy "http://utilisateur:mot_de_passe@adresse_du_proxy:port_du_proxy";
si comme dans mon cas, votre proxy ne nécessite pas d’identification (utilisateur et mot de passe), la commande devient :
Acquire::http::Proxy "http://adresse_du_proxy:port_du_proxy";
Après avoir créé ce fichier et redémarré adept, les dépôts deviennent enfin accéssibles.
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